Partagez
Voir le sujet précédentAller en basVoir le sujet suivant
avatar
Messages : 485
Date d'inscription : 14/07/2013
Voir le profil de l'utilisateur

Ce qui se passe à Naniwa reste à Naniwa. Sauf l'herpès, cette merde revient avec toi.

le Jeu 1 Aoû - 23:03

Le ketchup. Ouais. C’est définitevement le goût du ketchup qui envahissait sa bouche et en ouvrant les yeux, ça ne l’étonne même plus. Il devait y avoir, quoi, une dizaine de petit sachet de ketchup étalé devant son nez, en plus de la traînée de sauce rouge sur sa joue. Mais Johannes ne s’en préoccupait pas. Il y avait des choses bien plus préoccupante, là. A commencer par l’état de l’appartement. Pas le sien, bien heureusement.

Le rouquin se releva, se libérant par la même occasion de la couverture étroitement enroulée autours de son corps, à l’exception de son postérieur nu qui, une seconde auparavant, contemplait fièrement ce désastre. Il se traîna ainsi à travers la pièce, en proie à une violente migraine. La même à chaque fois, accompagnée de l’éternel gorge sèche et d’une foutue perte de mémoire. Oui, car monsieur peinait à remettre en place les évènements, voir à reconnaître l’identité de la jeune fille étalée lascivement sur le canapé ET la table basse. Et une fois de plus il se jurait de ne plus recommencer, du moins pas aussi violemment, tout en essayant de se remémorer la soirée de la veille.
Son pied manqua de glisser sur une flaque de liquide non identifié. Il se rattrapa de justesse sur le bord du comptoir de la cuisine fraichement atteinte. Apparemment, le sol de celle-ci était recouvert de lait, d’après la sorte de fontaine composée de berlingots vides scotchés au plafond. Encore, à côté de la pauvre poule qui pataugeait là-dedans, cela était plutôt normale. Le détail le plus troublant restait tout de même le poulet –mort et plumé, contrairement à sa consœur- dans lequel on –lui ?- avait enfoncé une bouteille de vodka. Pourquoi pas, au fond ; la découverte d’expérimentations étranges ne manquaient pas au lendemain de soirée.

Johannes renonça à s’enfiler des litres de flotte afin de résoudre un de ses problèmes post-boom et quitta la scène grotesque pour déambuler dans le couloir. La découverte continuait, un peu comme une chasse aux œufs de pâques version 2.0 destinés aux adulescents. Il lui sembla reconnaître l’ami de Regina, émergeant difficilement de son sommeil. Tiens, voilà un détail qui lui revenait en tête : Regi faisait bel et bien partit de ce beau foutoir. Etrangement, cela ne l’étonna que moyennement. Le rouquin poussa la porte entrouverte au bout du couloir et pénétra dans la pièce.

Ce qu’il vu lui fit lâcher sa couverture. Autant dire que se faire réveiller par un allemand à poil en se faisait tirer hors du lit par les chevilles devait être fort peu agréable pour le type allongé là. Oh, wait, allongé avec la-dite Regina, pour ne pas dire que cette dernière était pratiquement allongé SUR lui. Johan finit de chasser le pauvre type en braillant des jurons gutturaux, laissant son amie apprécier le smiley dessiné à son insu sur sa fesse gauche. Ceci fait, monsieur ramassa son drap et se retourna vers la jeune femme. « Putain Regi, c’est quoi ce BORDEL ?! » En général, c’était le commentaire qu’au moins une personne finissait par lancer après de telles soirées. En l’occurrence, c’était lui qui s’y collait, cette fois. Il essaya de se calmer et s’assit sur le bord du lit. « J’imagine que la poule est pas la seule à s’en être prise plein le derche, hein ? » Une remarque pleine de ressentiment. Heh, comme si mademoiselle lui devait quelque chose.
avatar
Messages : 749
Date d'inscription : 10/01/2013
Voir le profil de l'utilisateurhttp://mermaid-hotel.bbactif.com

Re: Ce qui se passe à Naniwa reste à Naniwa. Sauf l'herpès, cette merde revient avec toi.

le Sam 10 Aoû - 20:44

Les lendemains de soirées chez Regina étaient bien souvent synonymes de bordel. Ainsi que de maux de têtes, nausées et gorges sèches. En bref, foutoire et gueule de bois. Oh oui, c’était le constat récurrent et presque lassant qu’elle et ses amis se faisaient après chaque fête. Trop souvent arrosées, les fêtes, d’ailleurs, même si la moitié de l’alcool apporté finissait bien souvent renversé au sol ou sur tous les meubles possibles et imaginables des lieux. Et il y avait fort à parier ce que cette fois-ci ne risquait pas de déroger à la règle.

Avachie sur le seul lit disponible, et dieu sait comment elle avait bien pu se retrouver là, elle ne risquait pas d’émerger avant un bon moment de là, la blondinette. A vrai dire, celui qui l’avait emmenée là, et ce malgré son état tout aussi avancé qu’elle, c’était un ancien camarade de classe de la jeune femme, et très bon ami. Oh, à vrai dire, ils étaient probablement un peu plus que ça, vu la tenue des deux jeunes gens et leur position actuelle dans le lit. Et ne parlons même pas de ce qui s’était produit très tôt le matin, alors que tout le monde était littéralement assommé par le trop de boisson absorbé

Pourtant, quelque chose fini par la tirer de son lourd sommeil, ce fut du mouvement, ainsi que des jurons. Cette voix-là, elle pourrait la reconnaître entre mille, la portugaise. Cet accent étrange et ces insultes si particulières… Johannes. Quant à savoir ce qu’il faisait là, c’était le noir complet. Plutôt compréhensible lorsque l’on voyait ce qu’elle avait avalé la veille, ainsi que son état encore profondément ensommeillé. Chose certaine en tout cas, c’était qu’être brusquement séparée de son coussin vivant et accessoirement source de chaleur dans cette pièce un peu trop froide à son goût, ne lui plaisait guère, le tout se résultant par un grognement mécontent de la jeune femme, le visage à présent à moitié niché dans un oreiller.

« … Hm ? » C’est tout ce dont elle fut capable dans un premier temps, ouvrant un œil puis l’autre, peinant à se redresser. C’est alors qu’un poids se fit sur le lit, la réveillant un peu plus, son cerveau captant toujours à moitié ce qu’on lui disait. Et c’est pour cela qu’une moue plus que surprise et totalement perdue se peignit sur son minois, alors qu’elle interrogeait son ami, totalement dans le cirage. « …l’est arrivé un truc à ton cul, Jo’ ?» Autant dire qu’elle n’avait absolument pas comprit où il voulait en venir.

Finalement assise, débraillée et ne gardant sur le dos que sa culotte, le soutien-gorge abandonné aux pieds du lit, Regina se frotta longuement le visage. « J’ai mal au crâne… Bordel de merde… » En même temps, c’était à prévoir, hein. Le gars précédemment tiré hors du lit, lui, semblait désirer se relever, mais la gravité était plus forte, le forçant à rester assis au sol, en caleçon. Et ce n’est sans compter sur la poule qui finit par faire irruption dans la chambre. « Y’a une poule… ? » Elle ne rêvait pas, non. Enfin, elle ne s’en soucia pas bien longtemps, déposant sa joue contre l’épaule de son ami, d’ailleurs totalement à poil. Sans commentaire, hein.

Au salon, la demoiselle encore jusque-là avachie autant sur le canapé que la table basse avait fini par émerger. Peut-être dans un état un peu mieux que celui de ses trois autres amis. Et autant que les autres, elle devait surement être en train de ce dire que c’était un désastre. Comme à chaque fois.
avatar
Messages : 485
Date d'inscription : 14/07/2013
Voir le profil de l'utilisateur

Re: Ce qui se passe à Naniwa reste à Naniwa. Sauf l'herpès, cette merde revient avec toi.

le Dim 18 Aoû - 16:11

Il l’a fixa un instant. Durant cette poignée de seconde, on pouvait lire quelque chose sur son visage, quelque chose de flou et très explicite à la fois, mélange de colère retenue, de facepalm imminent et de dégoût. Pourquoi le dégoût ? Disons que l’imagination fleurie de Johannes avait rapidement fait l’association entre son propre fessier et sa déclaration à propos de la pauvre poule farcie d’une bouteille de vodka. Oh oui, ça avait de quoi l’horrifier. Durant une seconde, il imagina juste si cela s’était vraiment passé, et si c’était bel et bien lui qui s’en était pris plein le derche et--  Il retint un long cri d’horreur, proche d’un long ‘mmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmhhhhhhhhhhhhhhhhhhhiiiiiiiiiii’, avant de se rendre compte que d’après son aptitude à s’asseoir sans cerver de mal aux fesses, ce scénario n’avait pas encore eut lieu.

La pauvre demoiselle séjournant jusque là sur la table basse ouvrit la porte. La chambre offrait la vue d’un trio comique, voir même d’un quatuor depuis l’entrée de la poule –vivante, sa compère gisait toujours inerte sur le comptoir de la cuisine-. Entre la nana qui relisait enfin sa monstrueuse gueule de bois et s’appuyait sur le rouquin allemand traumatisé et accessoirement à poil et l’autre guss qui se contentait de rester assis par terre en caleçon… La jeune fille les observa une poignée de seconde, puis referma la porte très doucement.

Johannes se releva enfin, laissant son amie retomber sur le coin de la table de nuit. Bam. Il se figea, puis se retourna doucement vers Regina. « …………… Ça va ? » C’était sans doute le bon moment pour s’éclipser, histoire de pas se sentir trop con ou au cas où mademoiselle serait morte. « Je… Je vais chercher de la glace. » Si il arrivait à en trouver dans tout ce foutoir. Reste que l’allemand déguerpis rapidement de la chambre –toujours aussi nu qu’un ver-. Il rouvrit à peine la porte pour reprendre sa pauvre couverture, avant de la refermer. Merde, merde, merde ! Quel con ! Il avait l’air malin, maintenant qu’il avait laissé la blonde s’éclater la tête contre la commode. Quoi qu’avec son mal de crâne, cela ne devait pas avoir empiré grand chose, à l’exception de l’état de son front.
Il ne revint finalement pas dans la chambre, prenant le temps d’éponger le mélange ragoûtant lait/vodka sur le sol de la cuisine. Le lycan n’avait pas vraiment envie de se cogner la tête à son tour en glissant sur cette saloperie, et il serait sans doute dur d’atteindre des glaçons sans marche dessus –même la table en était recouverte. Sérieusement, qu’est-ce qui était passé par leurs cerveaux torturés pour faire ÇA ?

Apparemment, miss table basse s’était carapaté, des affaires s’étant volatilisée. Ugh, les gens aimaient bien faire la fête, mais ranger ? C’était bien trop pénible. Voilà qu’il résonnait comme un vieux concierge.
Le rouquin se laissa glisser contre le mur, pris d’un violent vertige. Quelle idée de s’amuser à nettoyer avec une telle gueule de bois, vraiment.
Contenu sponsorisé

Re: Ce qui se passe à Naniwa reste à Naniwa. Sauf l'herpès, cette merde revient avec toi.

Voir le sujet précédentRevenir en hautVoir le sujet suivant
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum